Samedi 6 février 2010
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23:38
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Par Ana
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"Jolie mouette,
Oh le petit moineau picorant les dernières miettes d'un festin..."
"Tu te tais !", parole qui tranche le miel du lambris,
brise le silence du thé...
"Tu te tais ! Je parle !".
Par la fenêtre, le soleil habille les ombres scintillantes du lac,
danse dans le reflet, en ondes, sur le verre d'un tableau accroché au bois.
Que de fatigues, d'artères bouchées, fuite d'eau dans la cave...
La sonnerie d'un téléphone portable...
Le "Je parle", creux, vide,
enflure en monstre polymorphe d'une conversation d'adultes,
écrase de tout son poids les babillages de l'enfant :
Adieu, futile mouette,
jeux de lumières enlaqués,
piaillements...

Publié dans : Portraits
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Lundi 25 janvier 2010
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22:53
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Par Ana
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C'était une fleur,
Une pensée vive et tendre à la fois.
Des notes légères posées sur mon coeur.
Un vibrato,
Cha-mane.
Tes pâles agates à mon souffle,
Et de tous mes instants.
Hi-rone au creux de mon épaule,
Parfum d'un ailleurs,
Etrange.
Te voilà repartie,
Dans l'éternité de mon présent.
Mais absente en corps.
(A. 25 janvier 2010)
Dimanche 27 décembre 2009
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23:24
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Par Ana
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Trois cailloux dans les poches,
A la Bohême d'un tapis blanc.
Couverture d'un temps irréel,
En ces flocons poétiques.
Frêles esquisses du décor,
A la Bohême d'un tapis blanc.
Celui de nos songes d'abîmes confessés
Dans la chaleur de la fumée du thé sacré.
Revêt la butte d'un silence poudré,
Sous un manteau tissé en écho
Celui de la goutte d'absolu,
En nos ciels croisés.
A la Bohême d'un tapis blanc,
Glisse l'encre de tes mots.
Dimanche 15 novembre 2009
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17:48
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Par Ana
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Le rêve est mort, me dit-elle
L'espérance s'en est allée,
Et reste le tourbillon désabusé
D'une vie scandée par la consommation,
L'addiction aux modes,
Où le beau n'est que lointaine vibration.
Dans l'écho d'un passé regretté,
Loin, si loin du vivant,
Elle trouve le repos dans l'étourdissement
D'un monologue sans fin,
Sur un monde désincarné
Sur lequel elle finit par s'endormir.
Jeudi 12 novembre 2009
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14:34
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Par Ana
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Âge, où la poussière avalée m'empêchait d'apprécier le miel de la vie,
Ridicule temps, les minuscules grains collaient au souffle.
Essoufflement, étouffement..., aveuglement.
Seules la poussière, et la terre âcres comme tombeau...
Des pans entiers de vie privés de jour,
Focus sur la noirceur du moment,
Ogre de mon jeune temps,
Machine à broyer les couleurs.
Mais n'a-t-on jamais vu le froid faire fleurir l'orchidée ?
Que de douloureuses beautés,
Se sont révélées dans la poussière,
Des lumières déchirant l'ombre,
ont poli la pierre brute.
Pour que pousse la fleur de l'impossible.