Dimanche 15 novembre 2009
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Par Ana
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Le rêve est mort, me dit-elle
L'espérance s'en est allée,
Et reste le tourbillon désabusé
D'une vie scandée par la consommation,
L'addiction aux modes,
Où le beau n'est que lointaine vibration.
Dans l'écho d'un passé regretté,
Loin, si loin du vivant,
Elle trouve le repos dans l'étourdissement
D'un monologue sans fin,
Sur un monde désincarné
Sur lequel elle finit par s'endormir.
Jeudi 12 novembre 2009
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Par Ana
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Âge, où la poussière avalée m'empêchait d'apprécier le miel de la vie,
Ridicule temps, les minuscules grains collaient au souffle.
Essoufflement, étouffement..., aveuglement.
Seules la poussière, et la terre âcres comme tombeau...
Des pans entiers de vie privés de jour,
Focus sur la noirceur du moment,
Ogre de mon jeune temps,
Machine à broyer les couleurs.
Mais n'a-t-on jamais vu le froid faire fleurir l'orchidée ?
Que de douloureuses beautés,
Se sont révélées dans la poussière,
Des lumières déchirant l'ombre,
ont poli la pierre brute.
Pour que pousse la fleur de l'impossible.
Lundi 9 novembre 2009
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Par Ana
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Il est des silences qui n'ont pas le même sens,
pas le même goût,
ni cette brume dans laquelle nous nous cherchions,
dans le petit matin d'un nouveau jour.
L'hiver était incertain,
mais le rouge était celui de nos passions,
et notre monde poétique tant espéré,
suspendu au fil des mots.
Crois-tu à notre silence, me demandais-tu?
Des nuages sont passés depuis,
j'ai souvent repensé à nos aimés.
Un second hiver...
Et je te réponds, oui...
Samedi 7 novembre 2009
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Par Ana
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Ne me demandez pas le grain de sa peau…,
C’est le sable doré des dunes enfiévrées,
Alors que je bois au mirage
Des eaux de ses yeux.
Humus de mes lunes secrètes,
Son odeur devient terre mouillée,
Et me rappelle l’absence d’un temps écoulé
Dans la glaise de ma mémoire.
Alors que me parvient sa voix,
Dans les murmures des branches,
Et des feuilles virevoltantes,
Emportant nos mots perdus.
Vendredi 6 novembre 2009
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Par Ana
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Est-ce l’or de l’automne,
Les taches rouges et orangées,
Réminiscence d’un pavot enflammé
Mais à jamais rêvé ?
L’été écoulé,
Les bleus d’un lac, dans les vents,
Emportées, les agates d’un passé aux reflets
Chéris, parfum d’une fleur oubliée.
De ta fugitive poésie,
Sur les traces d’Emily
Me reste le souvenir d’un banc,
Au clair d’une lune partagée.